Joëlle Imbert, auteur du livre « les tableaux de bord RH Â» nous donne quelques réponses simples à apporter  Ã  ceux qui doutent encore de l’impact des ressources humaines sur la bonne santé de l’entreprise.

Première piste : renverser la situation en interrogeant les opérationnels (commerciaux par exemple) sur ce qu’ils ont coûté à l’entreprise au niveau des ressources humaines.

Deuxième piste : les indicateurs… pour piloter, contrôler et mesurer l’efficacité des RH.

Sur la mise en place de ces tableaux de bords en entreprise, le constat semble plutôt bon, tout du moins pour les indicateurs de gestion sociale (turn-over, bilan social…).Il y a encore des efforts à fournir sur les outils de mesure de la performance RH et de création de valeur. Et dans tout les cas, l’accent est à mettre sur la mesure des résultats obtenus et leur réelle utilisation comme outils de pilotage.

Bien sûr, ces pistes soulèvent d’autres interrogations liées à la nature même de l’activité RH.

La première, soulevée par Louis Dugas réside dans la possibilité de « quantifier le qualitatif Â». Les indicateurs RH semblent -a priori- déconnectés des résultats  de l’entreprise et on attend des acteurs de cette fonction du travail de qualité, et non la production de quantité (contrats remportés, missions réalisées, chiffre d’affaire…)

Revenons un instant sur la première piste : évaluer le coût RH des opérationnels. Temps passé à gérer les conflits sociaux, les contentieux, coût de l’absentéisme en formation…   Ces pertes financières peuvent être limitées, voir évitées et mesurées sur du long terme, c’est un bon indicateur des performances RH.

De la même façon, il est possible de valoriser un grand nombre d’actions RH. Une formation sur un nouveau produit ou des techniques de vente doit avoir des résultats tangibles : amélioration des ventes, de la satisfaction client. Cela nécessite de savoir, pouvoir mesurer le retour sur investissement d’une formation.

Là, un nouveau facteur intervient. Le temps. Sous quels délais peut-on évaluer le retour sur investissement d’une formation longue ? Du recrutement d’un haut potentiel ? Une politique RH se mesure en partie dans la durée et nécessite d’avoir une vision à long terme des enjeux stratégiques de l’entreprise.

 En somme, la performance RH s’inscrit et se mesure parfaitement dans de cadre du développement d’une politique des ressources humaines durable.

Ça tombe bien…

Les professionnels de la responsabilité sociale en entreprise, dont j’espère faire bientôt partie, ont certainement beaucoup à partager avec les professionnels des RH. Et peuvent les aider dans la mise en place, la mesure et l’utilisation d’indicateurs. Le label diversité est l’exemple parfait d’un outil de pilotage RH.